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J’essaie les teintures naturelles

Crédit photo : FreeDigitalPhotos.net/ Jeanne Claire Maarbes

Les colorations chimiques

Nous sommes de plus en plus nombreuses à nous teindre les cheveux : changer de nuance ou de couleur au gré de la mode se fait en un tour de main, avec de nouvelles teintures performantes, sous forme de crèmes colorantes ou de mousses. Certaines études scientifiques montrent cependant que se teindre les cheveux sur de longues années n’est pas totalement sans risque pour la santé. Parmi les effets immédiats, aisément repérables par les utilisatrices elles-mêmes, figurent les cheveux ternes ou cassants. Bien sûr, les fabricants nous rassurent en proposant des formules enrichies, destinées à prendre soin de notre chevelure. On peut aussi appliquer des baumes spécifiques pour les cheveux teints ou des masques capillaires régénérants. Il n’en demeure pas moins que les composants des teintures chimiques ont pour fonction de casser la texture du cheveu pour permettre une pénétration de la couleur, garantie d’une coloration permanente.

L’alternative naturelle : le henné

Lorsque les cheveux commencent à être agressés et deviennent incoiffables, on a tendance à se tourner vers des alternatives aux teintures chimiques classiques. Celles-ci existent depuis fort longtemps et les femmes se servaient déjà dans l’Antiquité du pouvoir des plantes tinctoriales pour changer la nuance de leurs cheveux. La plus connue de ces plantes est bien évidemment le henné. Son avantage ? Il prend soin de la fibre capillaire, qu’il entoure et protège. Avant d’être une teinture à cheveux, le henné est un soin beauté, parfait pour donner du volume mais aussi lutter contre des désagréments aussi fréquents que les cheveux gras ou les pellicules. Mieux vaut opter pour un henné de qualité ou bio, certains hennés bas de gamme étant contaminés par des métaux lourds ajoutés pour les teintes foncées. Il faut par ailleurs savoir que le henné ne couvre que très imparfaitement les cheveux blancs, qu’il demande des temps de pause assez longs (plusieurs heures) et que les reflets obtenus sont généralements rouge cuivré, ce qui n’est pas du goût de tout le monde.

Les poudres colorantes naturelles

Conscients des limites du henné, les fabricants de teintures bio et naturelles le combinent aujourd’hui à des poudres de plante. Si l’on veut offrir à ses cheveux une coloration naturelle, on pourra essayer les produits proposés par les laboratoires Santé ou Logona. On fabrique soi-même sa teinture en diluant le produit, on laisse poser (plusieurs heures, en fonction de l’épaisseur de la chevelure), on rince : pas de révélateur ou de baume neutralisant, mais un soin après-shampooing est le bienvenu, car comme le henné, les poudres colorantes ont tendance à dessécher quelque peu le cheveu. La couverture des cheveux blancs est généralement partielle, mais on obtient selon sa couleur initiale, de jolis effets de mèches ! L’avantage ? C’est bon pour les cheveux, et cela se voit. Ils sont plus épais, se laissent coiffer aisément, les reflets sont naturels et brillants, à condition de bien respecter la cohérence entre la tonalité de la poudre et la couleur d’origine des cheveux.

Quelques trucs pour compléter…

Pour augmenter l’effet des colorations naturelles, vous pouvez ajouter du café en poudre, ou diluer votre poudre de plante avec le reste de votre café du matin. Le thé noir peut aussi être employé, il accentuera les reflets fauves. Le passage entre une coloration chimique et une coloration naturelle peut se révéler un peu délicat, mais évitez de pratiquer une décoloration, pour ne pas accentuer le problème. On peut faire un masque à l’argile, qui purifie la fibre capillaire. Ne vous désespérez pas si une fois rincés, vos cheveux ont l’air de ne pas avoir pris la couleur du henné ou de la poudre de plante : la coloration se révèle lorsque vous exposerez vos cheveux au soleil, la teinte s’oxyde et se fixe sur la fibre capillaire.

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